Roger Raveel
Magie blanche III
Huile sur toile, 195,5 x 145 cm
1990
Au cours des années 1950, le carré apparaît dans les dessins et les peintures de Raveel, une forme qui sera présente dans la plupart des œuvres à partir de ce moment-là. Le carré rompt avec le reconnaissable et fonctionne de manière autonome comme un élément extérieur à l'ensemble. Au début, le carré semble encore se « dissoudre » dans le son organique des couleurs de la peinture. Lentement, il remonte à la surface et prend un caractère nettement frontal et autonome. Le carré peut être considéré comme un vide, un plan contemplatif, une chose, une tête. Le carré est à la fois le tout et le rien. Dans cette œuvre, le carré est brandi comme une assiette ou une feuille, montré par un personnage anonyme.
