9. Regarder comme Raveel : scène de la vie familiale
De la rue Donker, vous entrez dans une cité-jardin, un lotissement typique des années d’après-guerre qui témoigne de l’évolution du village que Raveel a vue se déployer sous ses yeux dans les années 1960.
Dans les petits jardins à l’avant des maisons et derrière leurs murs se déroule la vie quotidienne des habitants, de même que celle de Raveel. La simplicité de ce quotidien constitue sa plus grande source d’inspiration. Le vélo posé contre le mur, le chat dans le jardin, la théière sur le poêle : Raveel observe et peint la « petite » vie de tous les jours et donne ainsi à voir le microcosme qu’est chaque village. Dans nombre de ses œuvres, il nous offre l’occasion de regarder au-dehors, par-dessus son épaule ou par la fenêtre. Il peint pour ainsi dire l’acte de « regarder ». Ce lien entre intérieur et extérieur, ce tableau dans le tableau, cette mise en abyme donne une force toute particulière aux œuvres.















