En 1993, l’été de la poésie à Watou s’inscrivait sous le signe de Roger Raveel et de son œuvre. Aujourd’hui, sa peinture murale à la ferme Douvie nous rappelle cette édition, ainsi que la sculpture qui représente Hugo Claus sur la place du marché. À cette occasion, Hugo Claus a écrit un poème qui constitue à son tour la source d’inspiration pour ce tableau de 1993. Au centre de l’œuvre, on aperçoit la silhouette reconnaissable de Hugo Claus qui scrute l’un des miroirs avec stupéfaction. Les deux miroirs dans le tableau ont chacun une fonction différente. Celui au bas de la toile porte en lui la froideur terrifiante de la mort et nous donne l’impression d’avoir les pieds dans la tombe. Le miroir incliné dans la partie supérieure du tableau pendille comme un drapeau à une hampe, faisant ainsi entrer de l’espace et de la vie ; comme si le peintre nous tendait un miroir qui refléterait le monde basculant dans son vertige. Le titre de l’œuvre fait référence au poète Hugues C. Pernath, décédé en 1975.
