Dans les années 1950, le carré apparaît dans les dessins et les tableaux de Raveel, une figure géométrique qui sera désormais présente dans la majorité de ses œuvres. Le carré rompt avec le reconnaissable et en tant qu’élément extérieur à l’ensemble, il fonctionne de manière autonome. Vers 1955, Raveel ressent le besoin de se rapprocher de la nature, du végétal, de l’organique. Les motifs figuratifs jusqu’alors présents dans ses œuvres cèdent la place à des coups de pinceau spontanés. Au début, le carré semble se « dissoudre » dans le son organique des couleurs du tableau. Lentement, il remonte davantage à la surface et acquiert un caractère résolument frontal et autonome. Le carré peut être vu comme un vide, comme une surface contemplative, comme un objet, comme une tête. Le carré comme la plénitude et le néant à la fois.
